Les assistants vocaux

24 juillet 2018 Non Par Administrateur

Nous avions pris l’habitude de discuter avec nos téléphones, mais il maintenant possible de parler à nos maisons.

En effet, le phénomène des assistants vocaux a débarqué en France, d’abord avec Google Home, et depuis peu avec Echo de Amazon.

Mais regardons de plus près ce que sont vraiment ces compagnons futuristes.

Tout commence par l’IoT, l’Internet of Things.

Cet acronyme d’écrit la mouvance de connecter à internet des objets, sans pour autant interagir physiquement avec eux.

On trouve dans cette catégorie une grande diversité de capteurs, comme des sondes de température, des portes-clés sifflant, ou encore des pots de fleurs vous indiquant quand et comment arroser vos plantes.

Ces objets connectés peuvent nous remonter des informations via internet, sans avoir à intéragir avec eux.

Maintenant prenez un micro, une enceinte et connectez les à internet. Vous obtenez les assistants vocaux.

Petite révolution des foyers du monde entier, ils n’ont en réalité aucune intelligence propre.

Google Home ou Amazon Echo ne font qu’écouter votre requête, pour l’envoyer directement sur le cloud.

L’enregistrement de votre voix est alors analysé automatiquement dans les centres de calculs, parfois à l’autre bout du monde, avant de vous répondre par le même chemin.

S’en suit à cela trois cas de figure :

⇒ Soit votre question n’est pas comprise, ou ne peut pas être traitée par le service. Dans ce cas, votre compagnon numérique vous répondra d’une voix sympathique qu’il n’est pas en mesure de vous aider et qu’il est encore en cours d’apprentissage.

En cours d’apprentissage ?
Avec plusieurs millions d’unité vendu ?
Générant des dizaines de requêtes quotidiennes chacune ?

Et oui ! L’art du langage humain est extrêmement complexe et chaque individu possède son propre timbre de voix, ainsi qu’un panel d’expressions et de syntaxes tout aussi varié.

⇒ Dans le second cas de figure, il vous répond. Votre question était simple, et l’information demandé était disponible. C’est parfait.

⇒ Enfin, le troisième cas est intéressant. Votre requête était plus complexe, et une simple réponse ne vous suffisait pas. Il fallait que l’assistant agisse !

C’est alors que rentre en jeu les intéractions inter-service.

Car oui, on peut obtenir des actions physiques dans sa maison, juste en parlant à une enceinte. Ainsi, les assistants vocaux sont capables de diffuser de la musique, d’allumer votre télévision pour afficher une vidéo, de démarrer un cycle de nettoyage de votre aspirateur robot, ou encore de fermer les volets et la porte de votre logement.

Mais c’est tout. Vous n’obtiendrez rien de plus de votre enceinte parlante. Elle ne réfléchit pas, ne s’interroge pas, et ne cherche pas à approfondir votre demande.

Nous ne sommes pas en présence d’une intelligence artificielle, mais d’un interpréteur vocal.

C’est ce que je pensais il y a encore un mois. Avant la diffusion de cette vidéo de la Keynote de Google.

On peut entendre l’assistant google prendre un rendez-vous chez le coiffeur par téléphone, dans un échange parfait, fluide, humain.

Cela nous pousse à choisir la place que nous voulons donner aux machines intelligentes. Voulons-nous savoir lorsque nous interagissons avec un CPU et de la RAM ?

Ou au contraire, souhaitons-nous que cela passe inaperçu ?

Pour ma part, je souhaite savoir. Et le prochain interlocuteur que j’aurai au bout du fil devra passer un test de Turing.